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Dans les montagnes des Alpes !!!

Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 00:00

Techniques & conseils pour randonnées en montagnes


Le matériel conseillé

L’équipement

  • Les chaussures : elles doivent être solides, confortables, imperméables, légères, souples avec une semelle épaisse et crantée. Ce sont les anges gardiens de vos pieds, donc primordiaux pour votre santé physique et psychologique acheter avec soin et ne pas hésiter à en essayer plusieurs paires en suivant les conseils du vendeur et privilégier le confort à l’esthétisme. Choisir des chaussures montantes qui maintiennent correctement la cheville. Il existe aujourd'hui de nombreuses marques qui répondront à vos attentes.
  • Les vêtements : ils seront assez amples, confortables et légers. Le système multi couche qui consiste à utiliser plusieurs types de vêtements superposes avec transfert et évacuation de la transpiration semble être de loin le plus efficace car il est adaptable aux modifications thermiques et hydrométriques liées a la progression et aux conditions météo.

        Vêtements été : sous-vêtements, short, chaussettes, chapeau, lunettes de soleil.

            A mettre dans le sac : un tee shirt de rechange, une paire de chaussettes de rechange,  un pantalon en toile légère, une veste polaire, un coupe-vent si possible en tissu "respirant" style  gore tex, une paire de gants légers et enfin un foulard pouvant convenir à de multiples usages.

        Vêtements hiver : sous-vêtements chauds (caleçon et tee-shirt), veste polaire, veste et sur pantalon en gore tex que l'on enlève en fonction des besoins. Et bien sur : gants, bonnet, chaussettes et lunettes de soleil.

           Ne pas attendre de transpirer pour enlever une couche. En effet, en conditions extrêmes, avoir trop chaud peut paradoxalement aboutir à une hypothermie résultante de la déperdition de chaleur accélérée par l'humidité corporelle.

          A mettre dans le sac : un tee-shirt de rechange (ne pas rester humide!), une paire de gants supplémentaire, une "doudoune" (veste en duvet) en cas d'arrêt prolongé bivouac volontaire ou non (cela arrive!), et toujours le fameux foulard multi usages.

  • Le sac à dos : confortable, solide, imperméable, léger, il ne doit pas être trop volumineux. Outil précieux s'il en est, il est tour à tour désiré et maudit, néanmoins indispensable il doit faire l'objet d'une attention particulière lors de son achat. Il existe de nombreux modèles de sacs avec moult gadgets et trucs plus ou moins astucieux (réglages, poches etc...). Une question se pose toutefois ; quel usage en faites vous ? Si vous randonnez sur plusieurs jours, un sac de 60-70 litres est l'idéal. Par contre, si votre ballade dure une journée prenez un sac oscillant entre 30 et 40litres.

Le contenu du sac à dos
Bien emballés dans une poche en plastique étanche, les vêtements, une couverture de survie, une petite réserve d’aliments énergétiques, une boîte d’allumettes accompagnées de 4 ou 5 cubes "allume-feu", un sifflet et une lampe de poche, constitueront un "fond de sac" qui ne sera utilisé que si un impondérable vous oblige à passer une nuit à la belle étoile.
Il ne quittera sa place que pour être aéré ou renouvelé.


Alimentation, hydratation

Ce sont les carburants de votre "moteur".Pour optimiser ses performances il faut l'alimenter correctement. La randonnée étant principalement un travail d'endurance, le régime alimentaire portera essentiellement sur les sucres lents (riz, pâtes, polenta, pain complet...) la veille et les sucres rapides (chocolat, fruits secs, barre énergétique) pendant l'effort.

L'hydratation doit être régulière et suffisante. Buvez avant d'avoir soif environ toutes les demi-heures et en petite quantité. En effet, vous pouvez perdre jusqu'à 40% de vos moyens au bout d'une heure d'efforts sans apport hydrique. De plus vous bénéficierez d'une meilleure récupération en évitant ainsi crampe et courbature.


Pharmacie

Mieux vaut prévenir que guérir. La pharmacie est indispensable lors de vos pérégrinations. La petite liste ci dessous est loin d'être exhaustive.

Crème solaire, stick à lèvres, baume antalgique et anti inflammatoire, pansements (en cas d'ampoule : type double peau, duo derm, "com-feel" ; très efficace préventif et curatif), bande élastoplast en cas d'entorse ou pour renforcement articulaire (confection de «strapping»), antalgiques (éfféralgan, doliprane, aspirine), un antiseptique, plus un nécessaire de couture et petits instruments (épingle à nourrisse, coupe ongles).

Concernant l'Aspi-venin, il ne serait utile selon les dernière constatations que pour les piqûres d'insectes. Dans le cas de piqûre de serpents venimeux le mieux est le calme (si possible ! l'accélération du muscle cardiaque augmente la diffusion du venin dans l'organisme) et transfert de la victime au centre hospitalier le plus proche pour observation.

A préciser, qu'il est inutile de se munir de sérum antivenimeux, celui-ci présentant autant de risques mortels voire plus que le venin proprement dit.

 

Pour une balade à la journée
Anorak, poncho imperméable, et fond de sac, le "casse croûte" bien emballés en sachets indépendants. Un sac poubelle pour remporter les déchets. Gourde, couteau, couvre-chef, lunettes de soleil. Pharmacie (avec crème solaire et aspi-venin), papier hygiénique, sparadrap large. Boussole, carnet, crayon, et bien sûr une carte (les TOP 25 IGN renseignées par le club vosgien sont idéales), topoguide.
Eventuellement : altimètre, épingles de sûreté, ficelle, jumelles, appareil photos, guide des oiseaux, etc.


Pour une ou plusieurs nuits en bivouac ou en refuge non gardé

Un refuge gardé n’est pas un hôtel d’altitude. Sa vocation principale reste l’accueil et la sécurité ; ainsi on ne refuse l’accueil à personne. Même si on a réservé par téléphone -ce qui est vivement conseillé- on n’est pas à l’abri d’éventuelles surcharges quand, par exemple, le mauvais temps chasse de leur tente les amateurs de bivouac.
Malgré les difficultés d’approvisionnement (certains gardiens montent la plus grande partie de leur stock à dos d’homme), on est étonné de la variété et de la qualité des menus.

Attention, les animaux ne sont pas systématiquement acceptés à l’intérieur du refuge.
On ne doit pas oublier que la vie en refuge a ses règles, leur respect facilitera le séjour de tous et la tâche des gardiens.

 

Tout montagnard, même débutant, même sur un sentier balisé et avec un topo, doit être capable de s'orienter.

En effet, la carte et la boussole voire dans certains cas l'altimètre, sont des outils aussi indispensables au randonneur, même occasionnel. La maîtrise de l'orientation est facile. Si vous ne possédez aucune notion, faites une sortie en plaine avec une carte et d’après un tracé prévu sur la carte, tentez de le reproduire sur le terrain. Une fois ces rudiments acquis, nous vous proposons de suivre ces quelques conseils :



Préparation de la randonnée

  • Pour réussir pleinement les premières randonnées, commencez par les plus courtes et les plus faciles. La randonnée s'organise la veille. Après lecture de la fiche topo, tracer l'itinéraire sur la carte correspondante au 1/25000.
    Indiquer à quelqu'un l'heure de départ, celle prévue pour le retour et l'itinéraire choisi. Vérifier la tenue en préparant le sac à l'avance. Consulter toujours la météo.
  • Rappelez vous que les meilleures et les plus belles heures pour marcher se situent au lever du soleil. Il ne faut jamais fixer un retour après 17h00, même pour une promenade d'après midi.
  • Pendant la balade, ne pas changer d'itinéraire. Si le temps se détériore (la météo peut se tromper), ne pas s'entêter. Demain, il fera sûrement très beau. Aux heures chaudes de la journée, penser à l'insolation forte et rapide.


Savoir marcher en montagne

  • En montagne, nul ne se soucie des kilomètres parcourus. Seul compte le temps de marche, et sa durée dépend beaucoup plus des difficultés du chemin, de l'endurance du marcheur que de la distance. Encore faut-il savoir marcher...
  • Le départ est toujours trop rapide. Modérer d'autant plus l'allure que le chemin débute par une montée ou une descente raide. Lors d'une montée, poser le pied bien à plat et faire trois petits pas plutôt qu'un grand.
    En forte montée, ne craignez pas de ralentir l'allure, il faut savoir s'arrêter et éviter la fatigue musculaire. Quant à la vitesse de marche, chacun la sienne. L'essoufflement doit être évité à tout prix et de toute façon,
    vous irez toujours plus loin en allant plus lentement.

 

Balisage et signalisation

 





 


(images ffrandonnée)

 

Savoir se comporter en montagne


Plusieurs principes doivent être respectés lorsque l’on marche en montagne :

  • Vis à vis de la faune. La première des choses à respecter c’est le silence que la montagne nous offre… Le meilleur moyen de perdre une belle occasion de faire une rencontre inattendue avec un chamois ou un écureuil, reste encore de crier ou de chanter. Il est un principe à respecter dans tous les cas en montagne : on ne crie jamais sauf en cas d’urgence pour appeler de l’aide ou pour prévenir un danger imminent. Ne sortez pas des chemins balisés, tout dérangement peut avoir des conséquences désastreuses pour la faune sauvage.
  • Vis à vis de la flore. Les conditions climatiques sur les crêtes vosgiennes à 1300 m d’altitude peuvent parfois être comparables à une altitude de 3000 m dans les Alpes (blizzard en hiver), la flore y est donc très fragile et très précieuse pour tout l’écosystème environnant. Toute cueillette est strictement prohibée.


Alors bonne balade et n'oubliez pas, ne partez jamais seul. Indiquez toujours à quelqu’un l’endroit où vous comptez randonner ainsi qu’une heure de retour.



              

Par Lolo
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